11 000 vols annulés… Une congestion aérienne dans le Golfe pousse des milliers de résidents à fuir par la route

La crise est survenue après la fermeture des aéroports de Dubaï et d'Abou Dhabi pendant plusieurs jours, avant une reprise limitée de certains vols destinés à rapatrier les personnes bloquées, tandis que d'autres aéroports de la région fonctionnaient à faible capacité en raison des tensions de sécurité persistantes.
Des résidents empruntent les routes terrestres
Avec la rareté des sièges aériens, des milliers de résidents des Émirats se sont tournés vers le voyage par la route vers Oman et l'Arabie Saoudite à la recherche de vols de départ, le port de Mascate étant devenu le seul point de sortie presque disponible pour les voyages internationaux.
Des compagnies aériennes privées ont signalé une augmentation de la demande pour les vols charter d'environ 40 % depuis le début de l'escalade, tandis que les prix ont atteint des niveaux record, avec des difficultés à sécuriser des créneaux de décollage et d'atterrissage dans les aéroports alternatifs.
Les actions aériennes subissent des pertes
La crise s'est rapidement reflétée sur les marchés financiers, les actions des grandes compagnies aériennes européennes ayant chuté. L'action Lufthansa a baissé d'environ 5 %, tandis que l'action Air France-KLM a perdu près de 9 %, et l'action IAG, propriétaire de British Airways, a reculé de plus de 5 %.
Cette baisse reflète les craintes des investisseurs concernant l'élargissement des fermetures de l'espace aérien et son impact sur le trafic de correspondance mondial, d'autant plus que les centres du Golfe sont considérés comme un point de transit majeur entre l'Asie et l'Europe.
Des prix records et une congestion sur les « slots »
La demande croissante a poussé les prix des vols charter à des niveaux sans précédent, le prix d'un siège sur certains vols spéciaux dépassant des dizaines de milliers de dollars, tandis que des avions charter complets ont été vendus à des prix multipliés par rapport à leurs tarifs habituels.
Malgré cela, même les propriétaires d'avions privés ont rencontré des difficultés à partir, en raison des restrictions opérationnelles et des avertissements de navigation qui ont limité les survols de vastes parties de la région.
Division entre départ et séjour
Tandis que certains résidents ont choisi de partir immédiatement, d'autres ont préféré rester, considérant que la situation ne justifiait pas un départ. Cependant, des entreprises internationales et des fonds d'investissement ont commencé à étudier des plans d'évacuation pour leurs employés, un signe que la crise commence à entrer dans les calculs de risques à long terme.