Venezuela répond aux mouvements militaires américains en déployant des navires de guerre et des drones

En réponse à l'orientation militaire américaine dans la région des Caraïbes, le Venezuela a annoncé, le mardi 26 août, le déploiement de navires de guerre et de drones dans ses eaux territoriales. Cette réponse est survenue après l'annonce par les États-Unis du déploiement de destroyers lance-missiles sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue.
À cet égard, le ministre des Armées vénézuélien, Vladimir Padrino, a déclaré dans une vidéo : "Des patrouilles maritimes ont été envoyées dans la baie du Venezuela et des navires plus grands dans le nord de nos eaux territoriales", ajoutant également "l'envoi d'un grand nombre de drones en missions multiples".
Cette escalade militaire survient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays. Plusieurs médias américains ont rapporté que le Pentagone envisage d'envoyer 4 000 membres de la marine dans la région des Caraïbes, au large des côtes vénézuéliennes. Washington avait annoncé la semaine dernière le déploiement de trois destroyers lance-missiles dans la région, pour qu'il s'avère par la suite, selon un responsable américain ayant demandé à rester anonyme, que Washington avait également déployé "un navire de croisière à missiles guidés et un sous-marin d'attaque à propulsion nucléaire".
Caracas considère ces mesures comme "une escalade des actions hostiles". Les deux capitales font face depuis des années à des tensions, le président américain Donald Trump ayant intensifié la pression sur son homologue vénézuélien Nicolás Maduro, dont les États-Unis n'ont pas reconnu la réélection en 2018.
L'administration américaine a également augmenté la récompense à 50 millions de dollars pour toute information menant à l'arrestation de Maduro, que l'on accuse de diriger "un cartel basé sur le terrorisme de la drogue".
De son côté, les autorités vénézuéliennes ont affirmé leur détermination à faire face à cette "agression". Le président Maduro a annoncé l'activation d'un "plan spécial avec plus de 4,5 millions de personnes armées", dénonçant ce qu'il a qualifié de tentative américaine de "changer le régime" dans son pays et de "attaque militaire terroriste".
Il convient de noter que le Venezuela avait annoncé lundi le déploiement de 15 000 membres des forces de sécurité à sa frontière avec la Colombie dans le cadre d'opérations de lutte contre le trafic de drogue.