L'Assemblée générale des Nations Unies vote massivement en faveur d'un cessez-le-feu à Gaza.

L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté, le jeudi 12 juin, une résolution appelant à un "cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et durable" dans la bande de Gaza, soulignant la nécessité d'ouvrir les passages pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire. Le vote est intervenu après que les États-Unis ont exercé leur droit de veto contre une résolution similaire au Conseil de sécurité.
La résolution a été soutenue par 149 pays, tandis que 12 pays, dont les États-Unis et Israël, l'ont rejetée, et 19 se sont abstenus. La résolution a également appelé à la libération des détenus israéliens détenus par le Hamas, à la libération des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, ainsi qu'au retrait des forces israéliennes de la région.
De plus, la résolution a condamné "l'utilisation de la famine des civils comme méthode de guerre", qualifiant l'interdiction illégale de l'aide humanitaire et "la privation des civils de choses indispensables à leur survie" de violation flagrante du droit international.
De son côté, l'ambassadeur israélien auprès des Nations Unies, Danny Danon, a critiqué la résolution, la qualifiant de "farce qui compromet les négociations de libération des détenus et ne condamne pas les actions du Hamas".
Il a ajouté : "Vous devez comprendre qu'en ne liant pas la libération des otages à un cessez-le-feu, vous dites à toute organisation terroriste que l'enlèvement de civils est une entreprise rentable".
Dans un discours avant le vote, l'ambassadeur libyen, Taher al-Sunni, a déclaré que "ceux qui votent contre la résolution aujourd'hui seront marqués d'une tache indélébile".
Il convient de noter que les résolutions de l'Assemblée générale ne sont pas légalement contraignantes, mais elles reflètent la position internationale sur les crises mondiales, contrairement au Conseil de sécurité où les cinq membres permanents ont le droit de veto.