Dans un tournant inattendu, Israël a reporté la libération de plus de 600 prisonniers palestiniens qu'il avait accepté de libérer, conditionnant cela à la restitution des corps de quatre détenus en échange de l'exécution de l'accord.
Ce retard survient après que le mouvement Hamas a remis 6 détenus israéliens dans le cadre de la première phase de l'accord de cessez-le-feu qui est entré en vigueur le 19 janvier 2025.
Dans un communiqué officiel, le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que la décision de report était due à ce qu'il a qualifié de "violations répétées et humiliantes" de la part de Hamas, sans préciser la nature de ces violations.
Pour sa part, le porte-parole de Hamas, Hazem Qassem, a considéré que le report de la libération des prisonniers palestiniens constitue une "violation claire" de l'accord de cessez-le-feu, affirmant que le mouvement avait informé les intermédiaires de la nécessité d'exécuter la libération sans conditions supplémentaires.
Il a ajouté dans des déclarations à Al Arabiya / Al Hadath que Hamas est prêt à répondre aux propositions des intermédiaires, mais qu'il n'acceptera aucune tentative de contournement de l'accord.
Avec la remise des six prisonniers, Hamas a complété le dernier lot convenu dans la première phase, tandis que les estimations israéliennes indiquent que 62 Israéliens sont toujours retenus dans la bande de Gaza, dont 35 ont été tués selon les données de l'armée israélienne.
Les pressions réussiront-elles à pousser Israël à respecter ses engagements ? Ou bien ce retard ouvrira-t-il la voie à de nouvelles tensions dans ce contexte déjà tendu ?