Hamas accuse l'administration Trump de partialité envers Israël alors qu'elle attend une réponse à la proposition de cessez-le-feu

Le mouvement palestinien Hamas a accusé l'administration du président américain Donald Trump de "partialité envers Israël". Cette accusation est survenue lors d'une réunion tenue par Trump à la Maison Blanche pour discuter des développements après la guerre israélienne contre la bande de Gaza.
Cette accusation du mouvement fait suite aux déclarations de l'envoyé américain Stephen Wietkoff, où le dirigeant de Hamas, Ezzat al-Rashq, a exprimé dans un communiqué de presse la "surprise" du mouvement face à ces déclarations dans lesquelles Wietkoff tenait Hamas responsable de l'entrave aux négociations de cessez-le-feu dans un secteur souffrant de conditions humanitaires difficiles.
Al-Rashq a déclaré dans le communiqué : "Ces positions ne peuvent être comprises que dans le contexte de la politique de partialité américaine envers l'occupation fasciste, et le soutien que l'administration américaine accorde au criminel de guerre (Benjamin) Netanyahu pour lui permettre de poursuivre son crime de génocide contre les civils innocents dans la bande de Gaza".
L'envoyé américain Wietkoff a déclaré à la chaîne d'information "Fox News" mardi : "Nous avions un accord sur la table il y a six ou sept semaines pour libérer dix des otages (israéliens), mais Hamas a traîné à l'accepter, Hamas dit maintenant qu'il a accepté, je pense qu'ils ont changé d'avis parce qu'Israël a exercé beaucoup de pression sur eux".
Wietkoff a ajouté dans sa déclaration : "Il faut parvenir à un accord qui ramène les otages chez eux, Hamas sait qu'il ne peut pas faire partie d'un futur gouvernement (pour la bande de Gaza), c'est une demande conjointe d'Israël et du président Trump également".
D'autre part, les efforts de médiation se poursuivent. L'État du Qatar, l'un des médiateurs dans les négociations de cessez-le-feu, a déclaré mardi qu'il était toujours en "attente" de la réponse officielle du gouvernement israélien à la proposition faite par le Qatar avec l'Égypte, que le mouvement Hamas a acceptée la semaine dernière.
À cet égard, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères qatari, Majed Al-Ansari, a déclaré : "La phase dans laquelle nous nous trouvons actuellement est celle de l'attente de la réponse israélienne. Il n'y a pas de réponse officielle israélienne à la proposition des médiateurs que Hamas a acceptée".