L'Allemagne cherche des accords pour renvoyer les criminels en Syrie et en Afghanistan

Le ministre de l'Intérieur allemand, Alexander Dobrindt, a révélé qu'il y avait des contacts avec les autorités syriennes pour discuter de la possibilité de conclure un accord permettant le renvoi des "criminels syriens" dans leur pays, indiquant que les résultats n'étaient "pas encore clairs".
Ces déclarations ont été faites par Dobrindt à la revue allemande "Focus", soulignant que la Syrie reste un défi pour les opérations de rapatriement. Cette démarche fait suite à des initiatives antérieures de l'ancienne ministre de l'Intérieur, Nasie Vizier, qui a entamé des contacts avec le gouvernement de transition syrien avant de quitter ses fonctions.
Dans le même contexte, Dobrindt cherche à engager des négociations directes avec les talibans pour faciliter le rapatriement des criminels afghans, déclarant : "Il est toujours nécessaire d'avoir des tiers pour des pourparlers avec l'Afghanistan. Cette situation ne peut pas durer éternellement... Je pense qu'il est nécessaire de conclure des accords directs avec l'Afghanistan pour faciliter les opérations de rapatriement."
Il convient de noter que l'Allemagne n'a effectué aucun rapatriement vers l'Afghanistan depuis la prise de contrôle du pouvoir par les talibans en 2021, à l'exception d'une opération en août 2022 qui a impliqué le rapatriement de 28 détenus afghans à Kaboul.
D'autre part, Dobrindt a appelé à réduire le nombre de réfugiés acceptés en Allemagne, estimant que le chiffre annuel devrait être "bien inférieur à 200 000". Il a expliqué qu'il y avait eu 600 000 demandeurs d'asile au cours des deux dernières années, en plus de 1,2 million d'Ukrainiens, affirmant : "Ainsi, le plafond théorique de 200 000 n'est plus réaliste aujourd'hui, car ce chiffre serait extrêmement élevé dans le contexte actuel".