Des dizaines de demandes d'investisseurs européens, du Golfe et turcs... Les sanctions bancaires entravent.

Le président de l'Autorité des investissements en Syrie, Ayman Hamouyah, a déclaré qu'il "reçoit quotidiennement des dizaines de demandes d'hommes d'affaires syriens, turcs, du Golfe, ainsi que d'Européens, pour la réalisation de projets incluant la construction d'hôpitaux, la mise en place de stations d'énergie éolienne et le développement immobilier".
Selon l'agence "Reuters", il a ajouté que les sanctions occidentales imposées au secteur bancaire syrien entravent les investissements vitaux, malgré l'intérêt croissant des Syriens et des étrangers pour l'investissement depuis la chute de l'ancien président syrien.
Il a souligné que "les sanctions ont tout arrêté" et qu'elles "affectent fondamentalement le peuple syrien et aggravent sa souffrance".
Hamouyah a estimé que "les mesures prises jusqu'à présent concernant les sanctions ne sont pas suffisantes", soulignant que "il est dans l'intérêt de tous que ces transactions passent par un système bancaire doté de contrôles et de transparence au lieu de réseaux de transfert informels".
En janvier dernier, les États-Unis ont émis des exemptions visant à faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire en Syrie pendant 6 mois, y compris en garantissant que les sanctions n'entravent pas les services essentiels et leur continuité dans toute la Syrie, notamment en fournissant de l'électricité, de l'énergie, de l'eau et des services d'assainissement.
De même, l'Union européenne a approuvé, le 27 du même mois, une feuille de route pour assouplir les sanctions après la chute du régime d'Assad le 8 décembre 2024, qui pourrait inclure des mesures concernant le secteur bancaire, selon des diplomates européens.
Les sanctions européennes actuelles comprennent une interdiction des importations de pétrole syrien et le gel de tout actif de la Banque centrale syrienne en Europe.
Les responsables du nouveau gouvernement syrien ainsi que des pays arabes et occidentaux insistent sur la nécessité de lever les sanctions contre la Syrie pour stimuler l'économie, le développement, la reconstruction et soulager le peuple syrien, un sujet qui domine les discussions politiques sur la Syrie en ce moment.