L'Australie expulse l'ambassadeur iranien et classe le "Garde révolutionnaire" comme organisation terroriste

August 26, 2025138 VuesTemps de lecture: 2 minutes
L'Australie expulse l'ambassadeur iranien et classe le "Garde révolutionnaire" comme organisation terroriste

Dans une escalade diplomatique sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement australien a annoncé, aujourd'hui mardi 26 août, l'expulsion de son ambassadeur iranien et la classification du corps des "Gardiens de la révolution iranienne" comme organisation terroriste, en raison de l'implication présumée de Téhéran dans des attaques antisémites sur son territoire.


Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre australien Anthony Albanese a directement accusé le gouvernement iranien, déclarant : "J'ai directement ordonné de mener au moins deux attaques antisémites en Australie". Albanese a qualifié ce comportement d'"inacceptable et sapant les valeurs démocratiques de son pays".


Ces accusations reposent sur des rapports de renseignement, Albanese a précisé : "L'Agence de renseignement de sécurité australienne a rassemblé suffisamment d'informations fiables pour parvenir à une conclusion très préoccupante... L'Iran a tenté de dissimuler son implication, mais l'évaluation de l'agence confirme qu'il était derrière ces agressions".


Les rapports ont révélé que les attaques liées à l'Iran ont visé un restaurant appartenant à des Juifs à Sydney (la société "Louis Continental Kitchen") en octobre dernier, et la synagogue "Adas Israël" à Melbourne en décembre dernier, dans un contexte de forte augmentation des incidents antisémites depuis le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas en 2023.


En conséquence, la ministre des Affaires étrangères australienne Penny Wong a annoncé accorder à l'ambassadeur iranien Ahmad Sadeghi et à trois autres responsables "un délai de sept jours pour quitter le pays", une première depuis des décennies. Elle a également déclaré : "Nous avons pris cette décision car les actions de l'Iran sont totalement inacceptables".


En réponse à cette mesure, l'Australie a rappelé son ambassadeur de Téhéran et suspendu le fonctionnement de son ambassade là-bas, en précisant que tous les diplomates australiens "sont désormais en sécurité dans un pays tiers". Cependant, le gouvernement australien a indiqué qu'il maintiendrait des canaux de communication diplomatique avec l'Iran pour protéger les intérêts de ses citoyens là-bas, d'autant plus que l'Australie a une ambassade à Téhéran qui fonctionne depuis 1968.

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