L'énergie atomique : le programme nucléaire iranien ne peut pas être arrêté militairement

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, a déclaré que le programme nucléaire iranien ne peut pas être arrêté par des moyens militaires, soulignant que la solution réside dans un accord global incluant un régime de contrôle.
Lors d'une interview avec le journal polonais Rzeczpospolita, Grossi a expliqué que "l'Iran est un grand pays avec une économie forte et des capacités industrielles et technologiques avancées, et ces atouts ne peuvent pas être détruits par la force. Les Iraniens sont toujours capables de dissimuler une partie de leurs activités, donc cette problématique ne peut pas être résolue militairement".
Il a ajouté que seul un accord, s'il inclut un régime de contrôle strict, pourrait empêcher Téhéran de développer des armes nucléaires sans que les inspecteurs en aient connaissance.
Il a souligné que de nombreux responsables en Israël et aux États-Unis doutent de l'efficacité des accords, mais il a insisté sur le fait que "les circonstances difficiles rendent extrêmement difficile pour l'Iran de développer secrètement des armes nucléaires".
Grossi a affirmé que l'Agence ne dispose pas de preuves concrètes de la possession par l'Iran d'armes nucléaires, malgré des indications de ses capacités technologiques dans ce domaine, soulignant que le rapport publié avant le déclenchement du dernier conflit faisait état du manque de transparence de l'Iran concernant certaines de ses activités, sans prouver sa possession de la bombe nucléaire.
Par ailleurs, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a récemment annoncé la suspension de la coopération avec l'Agence, l'accusant de "partialité envers Israël", et a insisté sur le fait que la reprise de la coopération est conditionnée par la garantie de la sécurité des installations nucléaires iraniennes.
Israël a lancé le 13 juin des opérations militaires visant des installations nucléaires iraniennes et des personnalités de premier plan, accusant Téhéran de développer un programme nucléaire secret.
L'Iran a riposté par des contre-attaques qui ont duré 12 jours, et les États-Unis ont rejoint le conflit en menant une frappe limitée contre des cibles nucléaires iraniennes. En retour, Téhéran a bombardé la base américaine "Al Udeid" au Qatar, annonçant qu'elle n'avait pas l'intention d'escalader.
À la fin des affrontements, le président américain Donald Trump a exprimé l'espoir que les attaques iraniennes servent de "défoulement de la colère", confirmant l'existence d'un accord de cessez-le-feu entre Israël et l'Iran.