Un document circulant émanant du gouvernement syrien a suscité de vives critiques au sein des milieux arabes, après avoir révélé l'imposition de frais de visa d'entrée variables pour les visiteurs venant des pays arabes et d'autres pays du monde.
Le document a également précisé que le gouvernement syrien a exempté les citoyens du Liban, de la Jordanie et de la Mauritanie de ces frais, tandis que des frais variables ont été imposés aux arrivants des autres pays arabes.
Selon le document, les pays arabes ont été divisés en six catégories, avec des frais de visa fixés à 40 dollars pour les citoyens du Maroc, d'Algérie, du Soudan et du Yémen, tandis que 75 dollars ont été imposés aux citoyens de Libye et 125 dollars à ceux de Bahreïn.
Des frais de visa de 150 dollars ont été établis pour les citoyens d'Égypte, du Koweït, du Qatar, d'Arabie Saoudite et d'Oman, tandis que les citoyens d'Irak et des Émirats ont été soumis à des frais d'entrée de 250 dollars, sans que la nouvelle liste ne mentionne les frais de visa pour la Tunisie.
La liste a également fixé le prix du visa pour plusieurs pays non arabes, imposant un montant de 100 dollars comme frais de visa pour tous les pays non mentionnés dans la liste.
Cela a suscité une vague de critiques sur les réseaux sociaux parmi les pays arabes, où de nombreux utilisateurs ont exprimé leur mécontentement face aux frais imposés.
Certains ont également souligné que cette répartition pourrait accroître les divisions entre les peuples arabes et avoir un impact négatif sur les relations entre les pays, tandis que d'autres ont considéré que ces frais étaient injustifiés dans le contexte économique difficile que connaissent de nombreux pays arabes.
Le gouvernement syrien avait annoncé le 21 décembre 2024 la création d'une autorité pour les points d'entrée terrestres et maritimes, dotée de la personnalité juridique et d'une autonomie administrative et financière, rendant compte au Premier ministre.
L'autorité, dont Qutaiba Ahmed Badawi a été nommé président, est chargée de superviser et d'organiser l'entrée et la sortie des passagers et des marchandises, ainsi que de superviser les affaires de navigation maritime, le commerce maritime et les ports, ainsi que les opérations de transport maritime.
Le 7 janvier 2025, l'aéroport international de Damas a repris ses vols internationaux, avec un avion de la compagnie aérienne syrienne étant le premier à décoller ce jour-là, à destination de l'aéroport de Sharjah aux Émirats.
Ce même jour, Qatar Airways a également repris ses vols vers la Syrie après une interruption de près de 13 ans, en commençant par trois vols par semaine, ce qui reflète un changement notable dans le niveau des échanges aériens entre la Syrie et les pays du Golfe.
Il convient de noter que l'aéroport a récemment accueilli plusieurs avions transportant des aides humanitaires vers la Syrie, ainsi que d'autres avions transportant des délégations de responsables internationaux, et que les vols intérieurs entre différentes villes syriennes ont également repris.