La commission nationale d'enquête sur les événements de Sweida poursuit son travail de terrain et visite les villages et la prison de Damas

La commission nationale d'enquête sur les événements de Sweida a poursuivi ses tournées sur le terrain, visitant plusieurs villages dans la province de Sweida et la région de Sayyida Zaynab en banlieue de Damas, afin de documenter les violations survenues lors des événements récents et d'écouter directement les témoignages des déplacés, des victimes et de leurs familles.
La visite de la commission a également inclus la prison centrale de Damas, où elle a rencontré les détenus en lien avec les événements de Sweida, a enregistré leurs déclarations et a pris connaissance de leur état de santé et de leurs conditions humanitaires. La commission s'efforce actuellement de coordonner avec les autorités compétentes pour régulariser la situation juridique des personnes arrêtées.
Pour sa part, le porte-parole de la commission, l'avocat Ammar Ezzeddine, a expliqué que "la commission d'enquête a travaillé depuis le premier jour après avoir pris ses fonctions pour établir une liste de compétences et de critères de travail, affirmant les principes de non-nuisance, d'indépendance, de neutralité, de transparence, d'objectivité, de confidentialité et de crédibilité".
Ezzeddine a ajouté : "La commission a tenu des réunions avec de nombreuses personnalités officielles, a rencontré de nombreuses victimes et leurs familles, ainsi que des témoins de toutes les parties, et a effectué des inspections et des expertises techniques sur les scènes de crime".
Il a également salué le rôle du ministre de la Justice dans le soutien aux travaux de la commission et la facilitation des difficultés qu'elle rencontre, exprimant l'espoir que "les autres autorités et ministères suivent l'exemple du ministère de la Justice, car le succès de la commission dans ses missions constitue une base pour la réconciliation nationale et la paix civile".
La commission travaille conformément à ses missions définies dans la décision de formation pour révéler les circonstances et les conditions ayant conduit aux événements, enquêter sur les allégations et les violations subies par les civils, et renvoyer toute personne dont la participation aux agressions et violations est prouvée devant la justice.
Il convient de noter que le ministère de la Justice avait annoncé le 31 juillet dernier la formation de la commission, qui comprend en son sein le juge Hatim Al-Nassaan, le juge Hassan Mohammed Al-Hamwi, la juge Maysoon Hamoud Al-Tall, le juge Jamal Al-Ashqar, le général Mohi Al-Din Harmoush, l'avocat Tarek Al-Kurdi et l'avocat Ammar Ezzeddine.