La réalité énergétique en Syrie... Le ministère du Pétrole a-t-il signé un accord avec la Russie ?

Le responsable des relations publiques au ministère du Pétrole et des Ressources Minérales syrien, Ahmad Suleiman, a confirmé que "le secteur pétrolier en Syrie est encore en phase d'évaluation technique et administrative", ajoutant que "le ministère travaille à établir des plans pour réhabiliter les infrastructures et renforcer la production locale, après des années de guerre, d'effondrement économique et de sanctions internationales".
Concernant les sources de pétrole brut et de produits pétroliers qui arrivent actuellement en Syrie, Suleiman a déclaré, selon le site "Télévision Syrie", que "le ministère se base sur des appels d'offres selon les besoins réels, sans dépendre d'un pays en particulier", précisant que : "les appels d'offres sont ouverts à tous ceux qui souhaitent participer et qui remplissent les conditions contractuelles".
En réponse aux informations concernant un accord syro-russe pour importer des cargaisons de pétrole polaire au port de Baniyas, Suleiman a déclaré : "Nous n'avons pas connaissance d'un accord officiel avec la Russie à ce sujet, et l'importation se fait uniquement par le biais des appels d'offres lancés par le ministère".
Des rapports ont indiqué "l'arrivée de cargaisons de pétrole russe polaire sur les côtes syriennes, suscitant des questions sur les mécanismes de cette coopération, dans le contexte des sanctions américaines sur les pétroliers russes. La Russie avait déjà envoyé deux pétroliers en Syrie pour décharger des cargaisons de pétrole polaire, une première du genre en pleine période de sanctions américaines".
Concernant la distribution de gaz domestique, Suleiman a précisé que "la production locale ne couvre pas la demande croissante et la consommation locale, ce qui pousse le ministère à s'appuyer sur l'importation pour répondre aux besoins des citoyens", ajoutant que le ministère "a récemment réussi à réduire le délai de réception des bouteilles à 25 jours, en créant des centres de vente directe à Damas et à Alep, permettant aux citoyens d'échanger leurs bouteilles sans attendre le message si celui-ci n'arrive pas dans les 35 jours, au prix de 125 000 livres syriennes".
Il convient de noter que plusieurs sources commerciales ont déclaré à l'agence Reuters que "la Syrie cherche à importer du pétrole par l'intermédiaire de courtiers locaux, après que les premiers appels d'offres lancés après la chute de Bachar al-Assad n'ont pas suscité un intérêt marqué de la part des grands traders de pétrole en raison des sanctions persistantes et des risques financiers".
Des documents ont montré que "le gouvernement syrien par intérim a lancé des appels d'offres pour importer 4,2 millions de barils de pétrole brut et 100 000 tonnes de fioul et de diesel "dans les plus brefs délais".