Adopter une position plus ferme et réduire les interactions au minimum... Divergence d'opinions au sein de "l'administration américaine" concernant la gestion de "la nouvelle gouvernement syrien".

Selon l'agence "Reuters", des diplomates et des sources américaines qualifiées de "bien informées sur le processus de prise de décision" ont indiqué qu'"il y a un désaccord à Washington sur la façon de traiter avec la Syrie, certains responsables de la Maison Blanche étant désireux d'adopter une position plus ferme vis-à-vis de la nouvelle direction syrienne et de réduire les interactions au minimum, en raison de ses liens antérieurs avec Al-Qaïda".
En revanche, le département d'État cherche à adopter une approche plus modérée envers la Syrie et à "interagir de manière réfléchie" avec le nouveau gouvernement, y compris dans des domaines de participation potentielle, surtout dans le contexte du besoin de stabilité du pays après 14 ans de guerre.
Les désaccords ont conduit, plus tôt ce mois-ci, à des débats animés entre la Maison Blanche et le département d'État concernant la déclaration du secrétaire d'État américain "Marco Rubio" qui a condamné la violence sur la côte syrienne.
Les États-Unis ont remis une liste de conditions à la Syrie et lui ont demandé de les mettre en œuvre en échange d'un allègement partiel des sanctions, selon ce qu'ont rapporté six sources bien informées à Reuters.
Parmi les conditions posées par les États-Unis figurent : la destruction de tout entrepôt restant d'armes chimiques, la coopération dans la lutte contre le terrorisme, et l'assurance qu'aucun combattant étranger ne prenne des postes de direction dans la structure gouvernementale en Syrie.
Washington a également demandé à la Syrie de désigner un officier de liaison pour aider dans les efforts américains pour retrouver "Austin Tice", le journaliste américain disparu en Syrie depuis plus d'une décennie.
En échange de la satisfaction de toutes les demandes, Washington assouplira certaines sanctions, parmi lesquelles des mesures spécifiques : prolongation d'une exemption existante de deux ans pour les transactions avec les institutions gouvernementales syriennes, et peut-être l'émission d'une exemption supplémentaire, ainsi qu'une déclaration américaine soutenant l'unité du territoire syrien.