Dans un communiqué, l'administration autonome déclare : "Nous ne sommes pas concernés par l'exécution des nouvelles décisions du gouvernement syrien."

Dans un communiqué publié ce dimanche 30 mars, l'"administration autonome" a déclaré : "Au cours des semaines et des mois passés, les Syriens ont suivi avec un grand intérêt la formation d'un gouvernement national, avec l'espoir qu'il soit inclusif du pluralisme et de la diversité présents dans le pays, en raison des grandes souffrances subies par les Syriens à cause des politiques d'exclusion et de marginalisation sous le régime déchu, qui a monopolisé le pouvoir et exclu de nombreuses catégories du peuple syrien".
Elle a estimé dans son communiqué que "le gouvernement de Damas monopolise le pouvoir avec l'exclusion des composantes et des diversités syriennes du processus politique et de la gestion des affaires du pays, ce qui contredit totalement les objectifs pour lesquels les Syriens se sont soulevés dans leur révolution et le changement qu'ils aspirent à réaliser".
Le communiqué précise que l'administration "ne sera pas concernée par l'application et l'exécution des décisions émises par le gouvernement, car cette insistance à répéter les erreurs du passé nuira aux Syriens et ne mènera jamais à l'ouverture d'un processus politique inclusif qui pourrait apporter des solutions aux questions en suspens et aux problèmes et crises que traverse la Syrie", selon ses dires.
Elle a conclu son communiqué en appelant à un État "participatif et décentralisé, et à cesser d'adopter des politiques d'exclusion et de marginalisation, en se tournant vers l'accueil de tous les fils du peuple syrien de toutes les composantes, religions et sectes, englobant tous les Syriens de toutes les composantes, religions et sectes".