Alors que les affrontements entre Israël et l'Iran s'intensifient dans le cadre de l'opération "L'ascension d'Assad" lancée il y a une semaine, des questions se posent sur la position du Hezbollah libanais face au conflit, alors que des avertissements internationaux mettent en garde contre son implication dans la guerre.
Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem, a affirmé que le parti n'est pas neutre mais agit selon son propre jugement, sans annoncer directement son entrée en conflit.
Des sources proches du parti ont précisé que le Hezbollah ne déclenchera pas une "nouvelle guerre de soutien", compte tenu des changements de circonstances et de la capacité de l'Iran à résister seule, indiquant que la réponse israélienne en cas d'intervention du parti serait bien plus forte que lors de confrontations antérieures avec le Hamas.
Cette position est prise malgré les déclarations de condamnation de la guerre et des menaces adressées au guide suprême iranien Ali Khamenei par le Hezbollah, mais sans confirmer son engagement dans le combat, alors que la rue libanaise reste inquiète d'une éventuelle intervention en cas de "mandat légal" de Téhéran.
Cependant, les sources du parti indiquent que Khamenei ne demandera pas cette intervention, considérant que son impact serait limité.
Par ailleurs, le Premier ministre libanais, Naïm Salam, a réaffirmé la volonté du Liban de choisir la sécurité et la stabilité, et de refuser de se laisser entraîner dans la guerre régionale en cours, confirmant la position de son pays lors d'une rencontre avec l'envoyé spécial américain Tom Barak.
Il est à noter que le Hezbollah a subi de lourdes pertes lors des affrontements précédents avec Israël, notamment l'été dernier, où il a perdu plusieurs de ses principaux commandants militaires, en plus de blessures infligées à ses membres lors d'explosions révélant une importante infiltration sécuritaire et de renseignement israélienne.
En ce moment, le Moyen-Orient continue de surveiller l'évolution du conflit, dans un climat de tension et de crainte d'une extension de la guerre au Liban et dans la région dans son ensemble.