L'ancien chef des "Faucons du désert" annonce son implication dans une tentative de coup d'État ratée en Syrie.

Mohammed Jabber, l'ancien chef des "Faucons du désert" accusés de crimes de guerre, est apparu dans une interview médiatique depuis Moscou, annonçant sa responsabilité dans une tentative de coup d'État ratée visant le gouvernement syrien dans la région côtière.
Son apparition a eu lieu lors d'un dialogue diffusé par la chaîne "Al-Mashhad", où il a été interviewé par le journaliste libanais Tony Khalifa et Rami Abdul Rahman, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, où Jabber s'est présenté comme un opposant déclaré au gouvernement syrien, lançant des déclarations pleines d'allusions provocatrices.
Jabber a adressé à Khalifa ces mots : "Si tu avais planifié comme il se doit, cher Tony, tu n'aurais pas vu al-Chaar et sa bande en Syrie", ajoutant sa phrase habituelle : "Et moi, Mohammed Jabber", dans une allusion perçue comme une tentative de montrer sa force et son défi.
De son côté, Abdul Rahman a cherché durant l'entretien à mettre en lumière la position de Jabber contre l'influence iranienne en Syrie, une démarche que certaines analyses interprètent comme une tentative de redéfinir l'image d'anciens éléments du régime, loin des accusations de loyauté envers l'Iran.
Il convient de rappeler que Jabber, originaire de la ville de Lattaquié, a joué un rôle important durant la guerre syrienne en tant que chef proche des services de sécurité du régime précédent, dirigeant ce qu'on appelle les "Faucons du désert" soutenus par les renseignements militaires, dont le nom a été associé à de larges violations, y compris des actes de meurtre et de déplacement forcé contre des civils, notamment dans les campagnes de Homs et de Hama orientales.