L'armée libanaise a annoncé hier, vendredi, l'arrestation de 56 citoyens syriens dans différentes régions du Liban pour avoir circulé sur le territoire libanais sans documents légaux.
Les unités de l'armée, avec le soutien de la direction du renseignement, ont mené des descentes dans des camps de réfugiés syriens à Anfeh, Bchamoun et Amioun dans le district de Koura, où 31 personnes ont été arrêtées.
L'armée a également arrêté 18 Syriens au barrage de Mdayrej dans le district de Batroun, en plus d'arrêter 7 autres dans la région de Dora dans le district de Metn.
Ces mesures s'inscrivent dans le cadre des efforts de l'armée libanaise pour réguler la situation des réfugiés syriens qui circulent sans documents légaux. Des enquêtes ont été ouvertes avec les personnes arrêtées sous la supervision de l'autorité judiciaire compétente.
Ce développement survient alors que des rapports font état d'un mécontentement à Damas en raison du manque de progrès dans le dossier des détenus syriens dans les prisons libanaises, où plus de deux mille Syriens sont détenus au Liban depuis 2011, la plupart sans procès.
En revanche, la télévision officielle syrienne a nié les informations selon lesquelles Damas envisageait des mesures de rétorsion contre le Liban, affirmant que le gouvernement syrien accorde la plus haute priorité au traitement du dossier des détenus syriens par le biais des canaux officiels.
Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, s'est rendu à Damas en avril dernier et a rencontré le président syrien Bachar al-Assad pour discuter de plusieurs questions, dont le cas des détenus syriens au Liban, dans ce qui a été considéré comme la première démarche d'un responsable libanais de ce niveau.
Le président libanais, Michel Aoun, a également affirmé que son pays était désireux d'établir de bonnes relations avec le nouveau gouvernement syrien, exprimant l'intérêt de son pays pour la "non-belligérance" dans la région.