Ils ont souhaité le retour de Maher al-Assad, et c'est Abu Mohammed qui est venu.

February 16, 2025441 VuesTemps de lecture: 3 minutes
Ils ont souhaité le retour de Maher al-Assad, et c'est Abu Mohammed qui est venu.
Dans un moment charnière de la scène syrienne, et dans un développement politique marquant, le président syrien Ahmad al-Shara a visité les bastions des vestiges de l'ancien régime à Lattaquié et Tartous, lors d'une tournée qui a inclus des zones que les Syriens n'auraient jamais imaginé voir foulées par les pieds de leur leader révolutionnaire. Cette visite est survenue après une série d'étapes qui ont inclus Idlib et ses camps, puis Alep, confirmant clairement le projet de rétablissement de l'unité nationale, et dépassant des décennies d'isolement géographique et social imposé par le régime des deux Assad sur la côte syrienne.

Il n'était pas prévu que la scène syrienne présente une côte exprimant pour la première fois son appartenance profonde à la patrie et à la citoyenneté, où l'ancien régime avait l'habitude de dépeindre ces régions comme un bastion imprenable, où seule sa voix pouvait s'élever. Mais la scène était différente, le président al-Shara a été accueilli par des foules enthousiastes célébrant son arrivée, malgré les tensions sécuritaires qui continuent d'ombrager ces régions.

Messages politiques entre les lignes

La visite d'Ahmad al-Shara sur la côte syrienne soulève plusieurs questions sur ses implications politiques :

  • Est-ce une étape pour ancrer la stabilité dans des zones considérées comme un réservoir humain pour l'ancien régime ?
  • Prépare-t-elle le terrain pour redéfinir la scène politique en Syrie, garantissant une représentation plus large des différentes catégories de la population syrienne ?
  • Cette visite établit-elle une nouvelle phase de réconciliation nationale véritable qui dépasse la simple fin du régime déchu ?

Il est clair qu'al-Shara cherche à consacrer le concept d'un État inclusif, un État qui ne fait pas de distinction entre ses régions et ne reproduit pas les politiques d'exclusion qui étaient prédominantes. Ce qui se passe aujourd'hui n'est pas simplement une restitution des cartes géographiques, mais une redéfinition de la nouvelle Syrie, une Syrie fondée sur l'idée de citoyenneté et non sur des allégeances étroites.

Que signifie la visite d'al-Shara dans le contexte politique actuel ?

Il est évident que cette visite n'est pas un simple événement passager, mais reflète un tournant stratégique dans le parcours de la transition. L'établissement de la stabilité politique et sociale sur la côte est un indicateur que le nouveau projet ne se limite pas à un changement de régime, mais s'étend à la restructuration des relations sociales et politiques sur des bases différentes.

Si cette visite a surpris certains, l'avenir pourrait réserver des surprises encore plus grandes. Assisterons-nous à une implication réelle des régions côtières dans le projet de reconstruction de l'État ? Ces régions peuvent-elles devenir un véritable partenaire dans la Syrie de demain ?

Les questions sont nombreuses, mais il est certain que la phase d'Ahmad al-Shara apporte avec elle des changements que personne n'avait anticipés, et peut-être est-ce ce dont la Syrie a besoin après tout ce qu'elle a enduré.

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