Les États-Unis ont renforcé les procédures de délivrance de visas pour les visiteurs de Gaza depuis 2007.

Un document interne du ministère américain des Affaires étrangères, obtenu par l'agence Reuters, révèle que l'administration du président Donald Trump a ordonné que tous les demandeurs de visa ayant visité la bande de Gaza à partir du 1er janvier 2007 soient soumis à un examen minutieux de leurs comptes sur les réseaux sociaux. Cette décision s'inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer le contrôle des voyageurs étrangers.
Le document, daté du 17 avril et signé par le secrétaire d'État Marco Rubio, précise que cette vérification concerne tous les types de visas, qu'il s'agisse d'immigrants ou de non-immigrants, y compris les travailleurs d'organisations non gouvernementales et même ceux qui sont entrés à Gaza à des fins officielles ou diplomatiques.
Il est ajouté : "En cas de découverte de publications pouvant être interprétées comme offensantes ou portant atteinte à la sécurité nationale, l'avis d'un consultant en sécurité sera demandé, ce qui pourrait entraîner une évaluation conjointe des agences pour déterminer le degré de dangerosité du demandeur".
Toutes les ambassades et consulats américains ont été informés de cette mesure, qui s'inscrit dans le cadre de l'annulation par l'administration Trump de centaines de visas, y compris pour certains titulaires de résidence permanente, en vertu d'une ancienne loi accordant au secrétaire d'État le pouvoir de déporter toute personne considérée comme préjudiciable aux intérêts américains.
Dans une déclaration précédente fin mars, Rubio a déclaré avoir annulé "plus de 300 visas", tandis qu'un porte-parole du département d'État a refusé de commenter le document, se contentant de confirmer que "chaque demandeur de visa américain est soumis à un examen de sécurité approfondi à plusieurs niveaux".