Le ministre de la Culture syrien s'excuse pour sa présence aux côtés de personnalités liées à l'ancien régime.

Des photos circulant sur les réseaux sociaux du ministre syrien de la Culture, Mohammed Yassin Saleh, en compagnie de personnes liées à l'ancien régime et aux "milices" iraniennes ont suscité une vague de colère, le poussant à présenter des excuses officielles.
Saleh est apparu lors d'une rencontre avec le cheikh Farhan Al-Marsoumi, chef de la tribu Al-Marsoumi, accusé par des sources syriennes d'être impliqué dans le trafic de drogue et d'entretenir des liens étroits avec les "milices" iraniennes sous l'ancien régime. Les photos le montrent également avec Hazem Al-Assad, le frère du président syrien.
Saleh a commenté l'incident dans un post sur la plateforme "X", disant : "Chaque jour, des centaines de photos me sont demandées avec des gens, je ne peux pas vérifier les antécédents des gens et connaître leurs affiliations".
Il a ajouté : "Je tiens à présenter mes excuses au grand peuple syrien pour toute photo _non intentionnelle_ avec toute personne associée à l'ancien régime".
De son côté, Al-Marsoumi a nié dans un communiqué tout lien avec l'ancien régime, affirmant que sa coopération avec lui était "obligatoire pour protéger ma famille, ma tribu et mon commerce". Il a déclaré : "Les allégations sur ma relation avec l'ancien régime sont des diffamations de personnes malveillantes cherchant à ternir ma réputation".
Il convient de noter qu'Al-Marsoumi était l'une des figures les plus en vue soutenant les "milices" iraniennes en Syrie, supervisant _selon des militants syriens_ le trafic d'armes et de drogues à travers la frontière irako-syrienne, en collaboration avec la quatrième division de Maher Al-Assad et le Hezbollah libanais. Son influence s'étendait également au poste-frontière "Al-Qa'im" avec l'Irak et au passage illégal "Iranian Railways".
Par ailleurs, Al-Marsoumi s'est impliqué _selon les mêmes sources_ dans l'achat de biens immobiliers à Damas et Deir ez-Zor pour le compte d'entités iraniennes, dans le but de modifier la composition démographique. Il a également soumis une demande officielle précédente aux services de sécurité nationaux syriens pour investir dans le transport de pétrole brut des zones contrôlées par les "Forces démocratiques syriennes" vers la côte via une entreprise privée soutenue par une force armée.